Comment ça fait bon ?

Comment parlez-vous votre corps? Un peu, beaucoup, pas du tout ? En négatif, en positif ?

Notre façon de parler de nos sensations physiques est très révélatrice de notre rapport à notre corps.

« J’ai mal à la tête, ça fait comme un étau »  « J’ai un poids sur la poitrine » « je suis tendue »

Souvent, lorsque nous parlons de notre corps, c’est pour mettre nos maux en mots. Très rarement nos plaisirs, nos « bien-être »… exception peut être de nos grands plaisirs, de nos sensations fortes : sexualité, gastronomie, expériences intenses.

Et les petits plaisirs dans tout ça? Cette chaleur dans la poitrine lorsqu’un ami nous étreint. Ce frisson qui nous parcourt lorsque nous assistons à un geste altruiste… prenons-nous le temps de nous attarder dessus au moins aussi longuement que sur nos sensations d’inconfort ? Je n’en ai pas l’impression.

La sophrologie est un outil formidable pour réhabiliter tous ces petits positifs sensoriels qui jalonnent notre journée. Pour les voir tout d’abord, puis pour les cultiver. D’ailleurs pour poursuivre avec cette métaphore « jardinière » : le jardinier qui observe son jardin, ne voit-il que les mauvaises herbes? Ne s’occupe-t-il que d’elles?

Le temps d’échange après une séance de sophrologie permet cette mise en mots du bon, de l’agréable, du confortable. La description, les métaphores, images et autres comparaisons nous permettent ( enfin !) de dire notre corps autrement, après avoir pris le temps de le regarder, de l’écouter vraiment. Car le plus souvent, ne regarder que l’inconfort nous met en tête une représentation de notre corps axée sur ce qui ne va pas…. et progressivement seule subsiste cette image d’un corps à sensations « négatives »

Bien sûr avoir conscience de ses inconforts est important, primordial même : ce type de sensations peut être l’avertisseur d’une pathologie, ou l’informateur précieux que quelque chose ne va pas dans une situation ( le fameux « je ne le sentais pas  » qui se traduit souvent de manière plus corporelle qu’intellectuelle; une oppression, un malaise…). Alors tenons compte des ce type de sensation en écoutant le message qu’il nous délivre. Nous y reviendrons dans un prochain billet.

Mais revenons à nos sensations de confort. J’ai souvent entendu dans mes consultations auprès de personnes atteintes de maladies graves  » Je ne me rendais pas compte avant… qu’est-ce que j’étais bien dans mon corps finalement. Mais pour moi, c’était normal quoi ! »

Pour imager le processus, voici un exemple : si vous portez attention à votre pied droit, posé dans le sol, vous auriez peut être tendance à vous dire  » je ne ressens rien de particulier, ce n’est pas ça être bien ». Maintenant, imaginez qu’une personne vienne vous marcher de tout son poids sur ce même pied avec un talon aiguille………. ( Aïe…. oui je connais la puissance des images mentales 😉 ) Vous vous diriez sûrement ensuite : « Finalement, j’étais super bien dans mon pied tout à l’heure ».

Alors à quoi ça sert vraiment ?

A rééduquer son cerveau, à voir le verre à moitié plein, et d’une manière générale à :

Voir ce qui continue à aller bien même quand plein de choses vont mal

Et donc à avoir une vision plus juste des choses ! Pas de positivisme béat, plus de négativisme dominant. Juste pour commencer une vision plus juste. Un schéma corporel plus proche de la réalité , une vision de notre vie plus équilibrée.

Certes cela nécessite de l’entraînement, de la rigueur, comme pour tout apprentissage. Je vous propose deux petits exercices à faire pendant au moins 3 semaines chaque jour :

– Faire des « arrêts sur image » plusieurs fois dans la journée, dans la position dans laquelle vous êtes, tout stopper et observer : quelles sont les zones d’inconfort et les zones de confort. Puis, changer une seule chose à votre posture pour la rendre plus confortable. Observer à nouveau. Changer encore une nouvelle chose pour rendre votre position encore plus confortable. Observez. Enfin, changer tout ce que vous souhaitez pour avoir la position la plus confortable ici et maintenant. Observez. Et posez-vous cette belle question qu’un enfant de 8 ans m’a posée il y a plusieurs années  » Ah, tu veux savoir comment ça fait bon? »

– Tenir un petit cahier sur votre table de chevet sur lequel vous noterez chaque soir, 5 choses positives qui se sont déroulées dans votre journée… cela vous incitera chaque jour à être présent à votre sensorialité : sons, odeurs, images, partages…etc….

Au bout de ces 3 semaines, vous vous rendrez sûrement compte que c’est de plus en plus simple, même dans les moments plus difficiles. Mais ne me croyez pas…

Expérimentez !

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